Diane Courtin au séminaire Le Muséum, objet d'histoire
Le jeudi 25 février 2027, de 17h30 à 19h30, à l'amphithéâtre Rouelle du Jardin des plantes, le séminaire « Le Muséum national d’histoire naturelle, objet d’histoire » accueille Mme Diane Courtin (Paloc, MNHN, OPUS SU) dont l'exposé a pour titre: « Une histoire des activités savantes par l’analyse muséographique : la mise en scène des chaires de botanique en leur galerie (1841-1935) »
Plus de détails à cette adresse: https://objethistoire.hypotheses.org/4058
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Le 25 Fév. 2027
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17:30 - 19:30
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Séminaire
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MHNH, Amphithéâtre Rouelle, Jardin des plantes, Paris
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Arnaud Hurel
Résumé
Au début des années 1840, dans un pavillon situé à l’extrémité de la galerie de minéralogie et de géologie du Jardin des Plantes, une galerie publique de botanique ouvre ses portes au grand public. Loin de se résumer à un simple espace de stockage, cette vaste salle constitue le théâtre d’aménagements dont l’évolution, répartie sur près d’un siècle, reflète les préoccupations et les missions des chaires de botanique qui en assuraient la supervision. Cette présentation propose de revenir sur trois de ces phases muséographiques, en variant les échelles des dispositifs analysés.
À son ouverture en 1841, la galerie conçue par les professeurs Adolphe Brongniart (1801-1876) et Adrien de Jussieu (1797-1853) transpose dans un nouveau lieu le parcours de visite de la galerie Léger, qui servit de bâtiment de stockage pour les collections de botanique après leur extraction du Cabinet d’histoire naturelle. Le contenu des anciennes salles est réparti dans des meubles variés qui maintiennent leur division par typologie de spécimens. Certains ensembles thématiques conservent également leur cohérence : parmi eux, l’ensemble d’anatomie végétale dont les spécimens phares témoignent de la persistance d’une « culture de la curiosité ». Dans un second temps, à l’occasion d’un vaste chantier de réorganisation des collections initié par le professeur Édouard Bureau (1830-1918) à la fin des années 1870, les spécimens de bois sont extraits de la galerie pour être inscrits dans un projet scientifique autonome. À la faveur de ce mouvement, une seconde série de végétaux fossiles est installée non plus selon une logique systématique, mais selon celle des terrains géologiques, incarnés par la carte géologique de la France en cours d’élaboration. Ce nouveau dispositif souligne la prolongation des recherches de Brongniart par Bureau, tandis que les vitrines sont employées dans le cadre des enseignements de son aide-naturaliste Bernard Renault (1836-1904). Enfin, au début du XXe siècle, certaines armoires de fruits et de graines laissent place à des vitrines thématiques centrées sur des ressources végétales telles que le coton et le caoutchouc. Ce renouvellement, sans doute mis en œuvre par le professeur Henri Lecomte (1856-1934) et son équipe, témoigne d’un encouragement à l’exploitation raisonnées des espèces tropicales autant qu’il permet la mise en valeur des collecteurs de l’établissement. Il s’agit de la dernière transformation d’une galerie qui fermera ses portes dans les années 1930, durant lesquelles les botanistes délaissent l’activité d’exposition des collections au profit d’autres occupations.
Amphithéâtre Rouelle
MHNH, Amphithéâtre Rouelle, Jardin des plantes, Paris