Momie de nourrisson égyptien / MNHN - J.C. Domenech
  • Séminaire

Iris Martinez, Paola Giura et Céline Paletta au séminaire Muséums et enjeux contemporains

Mardi 2 juin 2026, de 17h30 à 19h30, le séminaire Muséums et enjeux contemporains accueille Iris Martinez (Université Paris-Saclay, École du Louvre et cabinet Griffe & Griffe), Paola Giura (Sorbonne Université) et Céline Paletta (Sorbonne Université), pour une séance sur le thème : "Exposer le sensible : anciennes collections, nouveaux enjeux".

Momie de nourrisson égyptien @ MNHN - J.C. Domenech

  • Le 02 Jun. 2026

  • 17:30 - 19:30

  • Séminaire
  • Amphithéâtre Rouelle, Muséum national d'histoire naturelle, Jardin des plantes, Paris.

    et en visioconférence

Résumé général

Les objets et les spécimens de collections muséales changent de statut au fil de leur histoire. Certains gagnent un intérêt en tant que témoins d’une époque révolue, tandis que d’autres perdent leur valeur scientifique suite à la dissociation de l’objet et de sa documentation. L’évolution des mentalités et des connaissances scientifiques peuvent également constituer des facteurs de transformation de la perception des objets, ce qui influence leur mode d’utilisation notamment muséographique. C’est le cas de typologies de collections que nous réunissons ici dans une même catégorie de sujets “sensibles”.  Qu’il s’agisse d’enjeux sanitaires liés à la radioactivité des échantillons minéralogiques ou de préoccupations éthiques et réglementaires dans le cas des ivoires, cette séance propose de réfléchir aux solutions déployées pour présenter dans des parcours d’exposition des objets au cœur de débats contemporains.

Iris Martinez - Entre droit, déontologie et éthique, l’exposition encadrée et questionnée des spécimens naturalisés et autres matériels animaux

 Les spécimens naturalisés et autres matériels issus de la faune (produits et parties de spécimens comme l’ivoire) rejoignent la catégorie des « biens sensibles » pour de multiples raisons : leur provenance, leur statut (espèces menacées voire éteintes, restes animaux…), et les différents regards que la société et le public leur portent.
Ces sensibilités demandent et obligent les professionnels des muséums à adapter leur pratique, notamment d’exposition et de diffusion d’informations associées.
À cette fin, des normes juridiques, déontologiques et éthiques ont été progressivement établies, sans pour autant être pleinement effectives. Elles se définissent autour de deux axes : la légalité de la possession et de l’exposition, et les moyens mis en œuvre pour les présenter adéquatement au public.

Paola Giura et Céline Paletta - Exposer et valoriser le sensible : gestion des risques au sein d’une collection de minéraux

 La collection du Musée des Minéraux de Sorbonne Université est l'une des plus anciennes de France. La première acquisition documentée est réalisée par le titulaire de la chaire de minéralogie de la Sorbonne en 1823 à des fins de recherche et d’enseignement. Dès lors, la collection ne cesse de s'enrichir par des échanges, des dons et d'autres acquisitions. Aujourd’hui, elle rassemble plus de 16 000 minéraux couvrant environ 1 700 des 6 115 espèces actuellement connues, dont une partie est exposée au public sur le campus Pierre et Marie Curie, à Paris. Ce musée universitaire s’investit dans la conservation et la valorisation d’un patrimoine géologique et historique remarquable. Il contribue activement à la recherche, à la formation et à la médiation scientifique auprès de tous les publics.
Le Musée des Minéraux de Sorbonne Université possède également des minéraux dits « sensibles » comme des minéraux uranifères, des amiantes, ainsi que des échantillons composés d’arsenic, de mercure, de plomb, d’antimoine, etc. Nous souhaitons vous montrer les avancées réalisées au sein de notre structure dans la gestion de ce matériel scientifique et patrimonial complexe et les protocoles mis en œuvre en matière de manipulation des échantillons et de leur valorisation auprès des publics.

Muséum national d'histoire naturelle

Amphithéâtre Rouelle, bâtiment de la Baleine
Muséum national d'histoire naturelle, Jardin des plantes, 
75005 Paris
Entrée par le 57 rue Cuvier

Jardin des plantes