Vue générale de Budapest sur le Danube : [photographie de presse] / [Agence Rol] avril 1934, BnF, Estampes et photographie, EI-13 (2135) Source images.bnf.fr / BnF
  • Séminaire

Jules Siran au séminaire HSHI

Ce jeudi 2 avril 2026 de 17h à 19h, le séminaire Histoire des sciences, histoire de l'innovation propose une séance intitulée : « Les universités techniques hongroises dans la guerre froide globale » à la Maison de la Recherche de Sorbonne université, rue Serpente, salle 040.

Nous aurons le plaisir d'entendre M. Jules Siran, université de Genève, Suisse.

 

 


Vue générale de Budapest sur le Danube : [photographie de presse] / [Agence Rol] avril 1934

Source images.bnf.fr / BnF, Estampes et photographie, EI-13 (2135)

  • Le 02 avr. 2026

  • 17:00 - 19:00

  • Séminaire
  • Salle 040, Maison de la Recherche,
    Sorbonne Université,
    28 rue Serpente, 75006 Paris

Résumé

À partir de la fin des années 1950, le régime socialiste hongrois chercha à développer l’internationalisation des universités techniques. Cela répondait à plusieurs priorités stratégiques. D’une part, cela contribuait à une logique de sortie de l’isolement consécutif à la condamnation internationale de la répression de 1956. D’autre part, les universités techniques étaient au cœur de trois enjeux de la guerre froide : l’intégration scientifique et technique du bloc socialiste ; la compétition technologique avec les pays occidentaux ; les politiques de développement technique en direction du Sud global.


Ainsi, à partir du début des années 1960, les universités techniques hongroises prirent en charge la formation de milliers d’étudiants étrangers, venus majoritairement des pays du Sud ; elles envoyèrent également des milliers de professeurs dans des séjours de recherche à l’étranger, pour une part croissante vers les institutions occidentales, et nouèrent un nombre important de partenariats avec des universités étrangères.


Ces universités fonctionnèrent ainsi comme des « contact zones » (Kapil Raj) scientifiques et techniques. D’un côté, elles redistribuaient en direction du bloc socialiste et des pays du Sud des savoirs acquis à l’Ouest ; d’un autre côté, elles furent également largement transformées par l’arrivée de ces milliers d’étudiants étrangers.


Enfin, si cette configuration, au carrefour des trois mondes de la guerre froide, permit aux scientifiques hongrois de faire valoir à l’étranger des savoirs dans lesquels ils disposaient d’une expertise reconnue (comme l’hydraulique), elle révéla de manière croissante les inégalités de savoirs à l’échelle globale, en particulier avec l’introduction de l’informatique dans les sciences de l’ingénieur.

Maison de la Recherche de Sorbonne université

Salle 040, Maison de la Recherche,
Sorbonne Université,
28 rue Serpente, 75006 Paris

Maison de la Recherche de Sorbonne Université
28 rue Serpente, 75006 Paris